30.04.2008
L'Esprit de Camerone
L’esprit de Camerone…….C’est suivre un exemple et le célébrer fidèlement tous les ans, c’est digne d’un corps d’élite. Quand, chaque année le 30 avril la Légion Etrangère, pieusement, fête la mémoire de ses plus grands braves, et ils sont nombreux !!!.... ; quand sur le front des troupes Sidi Bel Abbès (dans le temps) à Aubagne (maintenant), la main de bois et articulée du Capitaine Danjou, comme une relique sainte apparaît, c’est un peu les légionnaires de la 3° Cie qui se mettent à revivre eux aussi. Oui !!!! Ils revivent tous, glorieux et simples, décidés et résignés en même temps, comme ils l’étaient le 30 avril 1863 ! Ils combattent et ils tombent et ils meurent d’un trépas qui les rend immortels. Et c’est bien en cela que le plus bel hommage qu’on puisse leur rendre aux disparus, c’est de les
évoquer et ressusciter leurs gestes héroïques. Depuis 1831, la Légion Etrangère a enterré ses morts sur tous les fronts où la grandeur et la liberté du pays qu’elle servait, exigeaient, comme à Camerone, plus que de la bravoure, de l’abnégation. Hommes sans passé, sans identité, sans foi ni loi par ses détracteurs, mais soldats sans reproche, les Légionnaires ont mérité et continuent de mériter au cours de milliers de Camerone connus ou inconnus, la gratitude et la notoriété que leurs aînés du Mexique avaient glanées au fond d’une hacienda. Dans le soir qui descend, je crois revoir, aller de leur pas lent et « si superbement » sur la route infinie, ces
milliers de spectres coiffés de leurs képis blancs, casques ou de bérets verts. Pour accomplir, la mission, ils ont dû se lever de leurs pauvres tombeaux et ont repris leur aspect légendaire. L’ombre crépusculaire laisse à peine deviner leurs membres décharnés, leurs faces creuses et leurs blessures mortelles. Puisse Dieu, garder éternellement nos morts. More Majorum


