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29.06.2007
L'Afrique ou l'idée que je m'en fais.....Part 1
L’Afrique, est un sujet si vaste et tellement riche que je ne saurais en parler en couchant deux ou trois lignes, et puis je n’ai pas cette prétention.
Cliquez: 09 Afrique Adieu.wma
Néanmoins, je suis assez content que ma 100ème notes soit dédiée à l’Afrique. Il est de coutume de commencer un texte avec une citation….La mienne est un proverbe Bambara : « La bonne manière de dire est différente de la vérité ». Au travers quelques notes que j’écrirai au rythme…de mon envie, mon inspiration et ma difficulté à trouver et agencer les mots, je reviendrai sur ce vaste et conséquent sujet. Pour aujourd’hui, voici des généralités.
Lorsque j’étais enfant, j’étais avide de lecture, comme nous n’avions pas beaucoup de télévision (seulement une fois par semaine) je lisais donc, beaucoup, souvent des récits biographiques, ou historiques. Aussi loin que je puisse me souvenir, j’avalais les récits de René Caillié le premier européen à être entré dans Tombouctou, Savorgnan de Brazza découvrant Brazzaville sur le grand fleuve Zaïre et d’Henri de Monfreid aux territoires des Afars et des Issas….Beaucoup d’autres suivront. J’étais un passionné d’histoire et je connaissais tous les grands explorateurs et leurs grandes découvertes. Je crois bien que c’est à partir de là, que j’ai attrapé cet amour immodéré pour les départs, les terres d’ailleurs, les autres mondes et les autres cultures.
J’ai toujours été persuadé que dans une précédente vie, j’aurais pu être missionnaire ou moine soldat….J’en devine qui pouffe !!!!! Pas forcément incompatible…Le Père de Foucault cumulait ainsi les compétences comme soldat, géographe, trappiste, ermite et prêtre…..Qui sait !!! J’ai toujours dit, autour de moi que j’étais né, 100 ans trop tard…J’aurai tant voulu faire partie des bâtisseurs d’empire, sans pour autant paraître présomptueux. Ceux qui découvrent, qui guerroient, et qui administrent plus tard lorsque le poids des années te fait courber l’échine….
Toujours est-il, qu’un peu plus tard, lorsqu’à la télévision Johnny Weissmuller alias Tarzan l’homme singe se battait contre les « Gabonies » et que les : -« Djoudjou Bwana » lui faisaient des misères, je m’imaginais à sa place et me prenait à défier les bêtes sauvages, les tribus cannibales, à rêver de pays exotiques, bercé par les chants noirs aux douces mélopées, ou encore ailleurs, naviguant sur des jonques l’esprit embrumé par les vapeurs d’opium, ou chevauchant un chameau à crue (Aïe !!!) parcourant le désert avec ma longue et sinueuse méharée….Comme Charles Faurel dans ses notes, lorsqu’il parle et écrit :-« l’appel du désert » je peux maintenant le comprendre et mesurer combien il avait raison. Encore aujourd’hui quand j’interroge les « anciens », ceux qui sont partis là-bas, ils me racontent ou se laissent aller aux confidences sur les terres africaines ou asiatiques du « le mal jaune ».
J’ai toujours été attiré par l’Afrique, et avant que je ne mette les pieds sur ce continent, mon esprit était parcouru de légendes et d’histoires, les unes plus folles et rocambolesques que les autres. En Afrique on dit que : -« La nature en nous donnant deux yeux, deux oreilles mais qu’une seule bouche, a voulu nous obliger à moins parler pour mieux voir et entendre ». Ainsi, les questions posées ont toujours fini par tomber : -« Mais pourquoi pars-tu aussi souvent et aussi longtemps ? » ou alors : -« T’es pas bien chez toi ? »….Et inlassablement je réponds : -« Partir ou voyager n’est pas nécessairement fuir mais plutôt se trouver ». Pour moi le voyage ne se résume pas à visiter et traverser les contrées, il me faut cette notion de rencontre et de partage. Car alors, c’est bien toi que tu vas trouver dans le regard de l’autre. Une autre grande exploratrice avait cette belle phrase : « Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace » Alexandra David-Neel.
Je ne peux pas me permettre de conclure ce post en ne citant pas : Amadou Hampâté Bâ qui a amené une contribution majeure à la connaissance des civilisations Malienne, Peuls et Bambara. Dans ses écrits tels que : " Amkoullel " (l’enfant Peul) et " Oui mon Commandant ", l’auteur nous livre comme le faisaient les griots (délivrance orale des grandes traditions africaines), la culture de ces peuples racontée comme nulle part ailleurs. Un sage dont je ne connais pas le nom disait : « En Afrique quand un vieillard meurt c’est une bibliothèque qui brûle ».
12:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : L'Afrique; mes idées sur l'Afrique; Mes voyages et mes rencont
26.06.2007
Notre Défense Nationale ou l'effritement de notre cohérence
Le ministre de la Défense Hervé Morin a mis en garde jeudi les industriels du secteur réunis au Salon du Bourget contre les difficultés budgétaires qui attendent les programmes d'armement, tout en les assurant de son soutien décidé. Evoquant "les programmes déjà commandés, signés, engagés", M. Morin a estimé que "l'effort budgétaire qui est demandé au pays, sauf si le président de la République en décide autrement, est un effort qui semble aujourd'hui extrêmement difficile à réaliser". "La seule projection sur les années 2009, 2010, 2011 de ce qui a été engagé nous imposerait un effort budgétaire représentant un accroissement (en) trois ans de 43% de l'investissement", a-t-il précisé. M. Morin livrait là les premiers enseignements d'une "opération vérité" lancée à sa demande, peu après son arrivée au ministère de la Défense et dont il attend les résultats la semaine prochaine. Il s'agit de permettre au président Sarkozy de prendre "le moment venu, des décisions en toute connaissance de cause". Face à cette situation, le ministre, reconduit mardi dans ses fonctions, a parlé "d'efforts de rationalisation" au sein de son ministère, précisant qu'il avait demandé à ses services de lui "faire des propositions pour engager un train d'économies important". Il a promis d'avoir "le recul nécessaire" pour faire la part entre "ce qui relève de la défense des intérêts de l'industrie et du personnel et les intérêts du pays, notamment budgétaires". "Si je peux vous aider, je le ferai autant que je le peux", a déclaré le ministre à l'adresse des industriels, enchaînant: "Le boulot d'un ministre de la Défense est aussi d'être un VRP". M. Morin a également rappelé le projet d'un "small business act à la française" pour offrir "un environnement fiscal et juridique favorable aux petites entreprises". "Je suis un ministre (...) qui a envie de vous dire oui (à) tout mais je suis obligé de vous dire que nous aurons un certain nombre de choix et de décisions difficiles à prendre", a-t-il averti. "La situation budgétaire du pays est difficile, nous sommes passés d'une situation où la France n'avait aucun endettement en 1980 à une situation où nous avons 1.200 milliards d'euros de dette", a fait valoir M. Morin. Quant aux restructurations industrielles, il a dit vouloir "prendre un peu de temps pour examiner les choses, pas des années mais quelques mois, au moins la période de l'été".
Source : Pierre Verdy AFP
1) Des moyens financiers insuffisants
Le budget total de la Défense (pensions comprises), s’élève en 2006 à 36,06 milliards d’euros, soit 2 % du produit intérieur brut, contre 4 % en 1965. Premier poste de dépense de l’État jusqu’en 1988, il a été dépassé par celui du service de la dette et par celui de l’Éducation Nationale. Deux pays ont un budget supérieur : les États-Unis, bien sûr (392 milliards d’euros, soit 3,4 % de leur PIB), mais aussi en Europe le Royaume-Uni (37,9 milliards d’euros, soit 2,2 % de son PIB). Cette réduction des crédits explique la diminution des effectifs et l’inadaptation croissante du matériel de notre armée.
2) Des effectifs (hors gendarmerie) divisés par deux (247 000 contre 500 000 en 1995)
Dix-huit pays disposent d’armées supérieures en nombre, notamment la Chine (plus de deux millions de soldats) , les États-Unis (un million et demi), la Russie (un million), la Turquie (un demi-million). L’armée de terre française ne compte plus que 130 000 soldats et il est prévu, à partir de 2007, de ramener ce nombre à 100 000. Après avoir « supprimé » le service militaire, Chirac a ainsi créé, non pas une armée de métier, mais une armée de moitié ; bancale et armée de bout de ficelles. Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman. Cela ne veut pas dire qu’ils sont plus mauvais que les autres mais ils ne s’engagent plus du tout pour des raisons patriotiques ou par amour du fanion, mais bel et bien pour des exigences alimentaires.
3) Notre matériel militaire est obsolète
Une proportion de plus en plus importante de nos matériels – 900 véhicules blindés, 70 vaisseaux (dont 12 destroyers et un porte-avions), 10 sous-marins (dont 4 SNLE), 330 avions de combat – n’est pas opérationnelle. Les 15 milliards d’euros annuels consacrés à l’entretien, au renouvellement et à la modernisation de cet équipement sont insuffisants. En dépit des rodomontades du ministre de la Défense, la loi de programmation militaire 2003-2008 ne sera pas plus respectée que les quatre précédentes. Faute d’argent, les programmes d’équipement prestigieux comme le porte-avions Charles de Gaulle, les chars Leclerc ou les avions Rafale, ont d’une part été réalisés avec beaucoup de retard et de façon parcimonieuse, et d’autre part ils ont absorbé des crédits aux dépens d’autres équipements.
La portée dissuasive de notre arme atomique a été réduite par la suspension des essais nucléaires et par le démantèlement du plateau d’Albion qui n’a pas été remplacé. Dans un monde de plus en plus dangereux, une Défense nationale indépendante est pourtant indispensable.
4) Les illusions
La première est née de la fin de la guerre froide en 1989, conduisant nos gouvernements à prétendre que plus aucune menace ne pesait sur notre pays. Or le monde est au moins aussi dangereux (sinon plus) qu’il ne l’était avant l’écroulement de l’Union soviétique. L’équilibre de la peur avait cet avantage de stabilité géopolitique. Ainsi trois crises peuvent déboucher sur une guerre mondiale : la montée des tensions au Proche-Orient, l’opposition entre deux puissances nucléaires (le Pakistan et l’Inde), les provocations du régime communiste nord-coréen. La situation au Proche-Orient menace notamment l’approvisionnement en pétrole de notre économie et la sécurité de notre territoire, où des réseaux
islamo-terroristes tentent de prendre en main certaines populations immigrées. La seconde illusion consiste à compter sur les organisations internationales pour assurer notre sécurité: l’ONU, l’OTAN, l’Europe de Bruxelles. Mais dans l’épreuve, une nation est toujours seule. Il n’y a qu’à voir les nombreux conflits et problèmes qui n’ont jamais été résolus par les organisations citées.
Mon commentaire: Le démantèlement systématique de l’appareil de défense de la France depuis 1981, d’abord sous Mitterand et ensuite sous Chirac m’interpelle quelque peu. L’ex Chef d’Etat Major des Armées : le Général Bentegeat le soulignait le 22 février 2006 : -« Si l’effort de défense n’est pas maintenu au même niveau, voire augmenté, il y a un risque très fort de perte de cohérence de l’ensemble .» Tel est le bilan des partis politique au pouvoir depuis 30 ans. Je vois donc, dans le discours de Monsieur Morin une sorte de continuité de l’appauvrissement de l’outil de défense français. Le message « subliminal » m’apparaît clair : -« je ferai ce que je pourrais mais ça va être dur pour vous !! ». Pauvre France qui n’a plus les moyens de sa politique. Aujourd’hui encore, la construction du deuxième porte-avions semble avoir du plomb dans l’aile, alors qu’il fut un argument des nombreuses promesses électorales du candidat Sarkozy….Maintenant président, Sarkozy tiendra t-il parole ?? Rien n’est moins sur !!! Le choix de délaisser et dégraisser la Défense semble être le lien commun entre tous les présidents de la république française. Rappelons-nous seulement que les deux premières guerres mondiales sont intervenues alors que la France était dans l’incapacité de soutenir une guerre en hommes et en matériels parce qu’elle pratiquait une politique de défense « au minimum ». Advienne que pourra !!!!
15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Les budgets de la Défense; notre défense nationale; l'incohéren
24.06.2007
Le 23 juin 1994....L'opération Turquoise
Quelques cinq cents militaires français sont à pied d’œuvre dans la soirée du 23 juin 1994, aux confins de l’ex Zaïre et du Rwanda, sur les rives du lac Kivu. Deux mille autres viendront bientôt les rejoindre dans le cadre de l’opération Turquoise, mandatée par la résolution 929 du Conseil de sécurité des Nations Unies et placée sous commandement français. Selon la résolution, cette mission humanitaire doit « contribuer de manière impartiale à la sécurité et à la protection des personnes déplacées, des réfugiés et des civils en danger au Rwanda », un pays martyrisé où des extrémistes hutus ont entrepris d’exterminer la minorité tutsis. Le génocide fera entre 500 000 et un million de victimes en une centaine de jours. L’opération « turquoise » prendra officiellement fin le 21 août 1994.
Source Figaro du 23 juin 2007.
Une opération de plus ou les militaires français obéissent aux exigences politiques…..Et sont ensuite montrés du doigt et accusés de tous les maux de la terre.
A lire : Jacques Hogard nous livre sa version pour qu’enfin les vérités qui fâchent soient clairement exprimées.
Allez voir aussi sur: http://www.france-turquoise.com/
07:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Opération Turquoise; le Rwanda; Turquoise et la vérité des solda
19.06.2007
Sarajevo...ou la fin de mes principes...
On a tout dit sur Sarajevo….tout et rien…surtout rien de ce qui s’est vraiment passé!!!!
Cliquez: 03 Adagio.wma
Si un jour quelqu’un me dit qu’il a servi à Sarajevo et qu’il est fier d’avoir fait le boulot qu’on lui a demandé de faire, j’aurais pour lui beaucoup de compassion mais aussi une impression bien peu respectueuse et élogieuse de ce triste individu. Ne vous méprenez pas, ce post n’est pas fait pour accuser ou jeter l’opprobre sur qui que ce soit. Je me garderais bien de juger, de qui a tort et qui a raison. Je sais seulement que dans ce grand peuple des Balkans, j’ai des amis de tout bords, Serbes, Croates, Bosniaques, Slovènes, Macédoniens et Monténégrins, que chacun a son histoire et sa vision des choses. J’ai été déployé avec mon régiment sur l’aéroport de Sarajevo du 16 janvier 1993 au 20 juillet 1993. J’ai vécu avec mes compagnons d’armes beaucoup de choses ; certaines bien, d’autres beaucoup moins…J’ai vécu quasiment tout ce qu’un homme peut arriver à voir dans ce conflit, le massacre des enfants, des femmes et des vieillards, la ruine des villes privées de tout. Villes de cauchemar que plus rien ne fait ressembler à un monde humain à seulement deux heures d’avion de Paris…Je crois bien, que par certain côté, Sarajevo ressemblait à l’enfer au plus fort de la bataille. Une mission de paix dans un pays en guerre n’ayant que très peu de trêves et avec des bombardements incessants, avec toujours le risque permanent d’être au mauvais endroit et au mauvais moment. Pour autant, comme beaucoup de mes potes j’en suis revenu….peut-être pas dans mon intégrité totale, mais j’en suis revenu. Cependant, il ne fait aucun doute que chacun de nous a laissé quelque chose de personnel à Sarajevo, pour ma part j’y ai laissé ma foi indestructible et pure de soldat mais plus encore celle de ma qualité d’homme.
Sarajevo était une ville en guerre, une ville en larmes, avec ses décors pétrifiés, remplies de cicatrices, bâtiments éventrés. Une ville exsangue qui suait la peur, la misère et la mort. Et nous avions troqué notre béret vert au casque bleu….Autre temps, autre lieu, autres exigences…..Cette mission de l’ONU était la première d’une longue série qui allait succéder avec comme point d’orgue, des civils incompétents commandant des militaires avides de reconnaissance. Sur les 4 grands axes de la présence des Français sur Sarajevo, le premier volet de notre mission était d’assurer la sécurité de l’aéroport qui était imbriqué entre les lignes serbes et bosniaques. Nous devions renseigner et maintenir la présence de l’ONU. Nous assurions les missions d’escortes des convois humanitaires sur la quasi totalité du territoire bosniaque et enfin, nous avions un rôle à jouer dans l’aide du retour à la paix, avec l’organisation des missions tripartites, les échanges de prisonniers….Sous la menace permanente et quotidienne de te prendre un « pélot » ou une balle de sniper, la mission a été globalement remplie. Néanmoins, ma mémoire ne peut effacer, ce que l’aéroport vivait chaque nuit…..Le « crossing » (la traversée).
Les Serbes avaient exigé de l’ONU que l’aéroport laissé aux Français, devait rester un no man’s land et que personne ne devait traverser la piste pour entrer ou sortir de Sarajevo. Ainsi, les Serbes s’assuraient que les Bosniaques ne puissent ravitailler la ville en hommes ou en munitions. Malheureusement, la nuit venue, l’aéroport se peuplait d’ombres, déchiré par les balles tirées par les Serbes en embuscade et les phares de nos véhicules VAB. En contrôlant et en interdisant tout mouvement à travers la piste les Serbes autorisaient la continuité du pont aérien de l’aide humanitaire. Une sorte de « deal » qui obligeait les Français….Un peu comme un chantage. En clair, plus de pont aérien et plus d’aide humanitaire, ce qui aurait engendré une catastrophe pour l’ensemble de la population….
Au plus fort de la guerre, il passait à travers la piste entre 800 et 1200 hommes, femmes, vieillards et enfants toutes les nuits. Notre mission était de refouler tous ceux qui tentaient de passer à travers la piste. Evidemment cette mission a été vécue avec une profonde souffrance morale. Car elle impliquait, que soit stoppé et refoulé des soldats bosniaques et leurs matériels mais pire encore des femmes, des enfants, des vieillards qui eux, fuyaient la guerre. Parfois aussi, il s’agissait du père de famille qui prenait le risque de traverser la piste et de se faire tuer, seulement pour ramener quelques kilos de pommes de terres à toute sa famille restée à l’intérieur de la ville assiégée.
Alors au milieu de nos interrogations, nos âmes d’hommes ont été troublées, jusqu’au plus profond de nous même. Chacun d’entre-nous a fait le deuil de ce sentiment à sa manière.
Pour étayer ce post voici une histoire vraie en guise d’exemple de ce que j’avance :
Le Caporal-Chef D de la première compagnie, était un soldat dans sa plus pure expression : Bon exécutant, obéissant, compétent et efficace. La mission échut cette nuit-là de faire obstacle au « crossing » et de refouler tout ceux qui tenteraient de passer entre Dobrinja (nord de l’aéroport) et Butmir (sud de l’aéroport). Avec son Véhicule de l’Avant Blindé et les hommes de son groupe, il s’est placé sur un axe désigné et attend que la radio crache les ordres et les tentatives de passage qui sont signalées par la caméra infrarouge située sur la tour de contrôle. A la première alerte, le véhicule démarre et rejoint sans encombre le petit groupe qui s’est empêtré dans les barbelés. Il sort de son VAB l’arme à la main et voit une famille entière, le père, la mère avec un bébé dans ses bras et deux enfants de 10 et 6 ans qui sont accroupis, terrifiés par les phares du véhicule et des balles serbes sifflantes et qui sont guidées par le halo de lumière. Les chargeant à l’arrière de son véhicule, il les ramène de l’endroit où ils viennent (Dobrinja). Visiblement, cette famille cherche à quitter Sarajevo par Dobrinja, de gagner Butmir et d’emprunter un chemin de montagne sur le Mont Igman pour fuir…..Fuir et se mettre à l’abri. Débarqué à l’extrémité nord de l’aéroport, cette famille revient par la force des choses à Dobrinja. Trois fois, au cours de cette nuit-là, ce Caporal-Chef D rigoureux et obéissant aux ordres donnés va ramener cette famille à l’endroit d’où elle vient. Lorsque bien plus tard dans la nuit, il croisera une quatrième fois cette famille, le père sera agenouillé et pleurant sur le corps de sa femme déchiquetée par une rafale de mitrailleuse. Le petit corps du bébé resté dans les bras de sa maman ne bouge plus, il se refroidit et il saigne. A côté de sa mère l’enfant de 10 ans est allongé les yeux fermés dans une attitude sans équivoque. Il ne reste plus de vivant que le père et l’enfant de 06 ans qui pleurent de rage et de désespoir et qui maudit ces casques bleus français. Alors, enfin…. Le Caporal-Chef D, parce qu’il aura atteint ses limites de l’insoutenable va charger dans son véhicule les vivants et les morts, ramener le père et le petit garçon de l’autre côté de la piste. Il va les lâcher à l’endroit qu’ils convoitaient depuis le début de la nuit….pour fuir. De même, il ramènera les morts au centre de triage santé du bataillon pour qu’ils puissent être transférés à la morgue de Sarajevo. Lorsque cette longue nuit de traque finira et qu’il ira se reposer….Il ne pourra pas fermer les yeux, et il reverra la mort, la misère et l’insoutenable sentiment qui hante un homme habité du devoir et l’horreur qui l’a conduit a n’être que le complice de cette tuerie…..Sciemment il aura désobéi, pourtant son âme troublée sera probablement apaisée par le sursaut et le refus de cette honte. Désormais, chaque nuit qu’il fera sur le tarmac de cet aéroport, et avec sa conscience d’homme, il déterminera qui sera aidé et qui ne le sera pas….Beaucoup suivront cet exemple.
Ma conclusion sera courte, je crois en effet, que chacun de nous à Sarajevo a compris, avec des degrés différents qu’il n’existe pas que le blanc ou le noir, le oui et le non, les bons et les méchants. Si je reprends la phrase de Talleyrand : -« Il n’existe pas de principes, il n’y a que des circonstances », Sarajevo a été pour moi la circonstance qui m’a fait perdre ou oublier tous mes principes. Bien sur, beaucoup vont « crâner » sur Sarajevo et ne dire que des choses superficielles, insipides et fausses certainement pour enfouir un peu plus la part de honte qui les tenaille. Je suis convaincu qu’un homme ne doit jamais rebuter le sentiment qui l’habite, quel qu’il soit, et que c’est en pleine connaissance de la portée de ses actes, de ses convictions et de ses responsabilités ; qu’il agira en homme digne et fier.
08:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Sarajevo; mission de l'ONU; Sarajevo et l'aéroport; Bataillon
18.06.2007
L'existence des camps ou la folie des hommes
Cliquez: ChantDesMarais.mp3
Au printemps 1945, lorsque les Alliés pénètrent dans les camps allemands, le monde découvre les camps, mais surtout la réalité des camps concentrationnaire. Photos terribles, êtres décharnés qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, tels des zombies de leurs mains tendues pour un peu de pain qui font prendre conscience au monde ce que l’enfer veut dire!!!! Les camps vont apportés la preuve irréfutable de ce que l’homme a produit de plus barbare depuis la nuit des temps.
Le monde pourtant savait…..Les camps sont nés avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Le 21 mars 1933, le Manchester Guardian informe ses lecteurs qu’un camp de concentration vient de s’ouvrir à Dachau, près de Munich. Suivront ; Oranienbourg, (1936), Buchenwald près de Weimar (1937), Flossenbürg en Bavière (1938), Mauthausen et Gross-Rosen en Autriche (1938), Ravensbrück, camp des femmes près de Berlin (1939), Neuengamme à côté d’Hambourg (1940).
Vers la fin 1941, Hitler met en place la « solution finale » à côté de la mise à mort lente, les nazis ouvrent dans le plus grand secret des camps de mise à mort immédiate. On passe de la persécution à la liquidation pur et simple. C’est en Pologne que s’ouvrent quatre centres d’extermination pour les Juifs. A Chelmno, on exécute dès décembre 1941 avec des camions à gaz. A Belzec, construit en pleine forêt près de Lublin, mise en service en mars 1942. A Sobibor qui fonctionne dès le printemps 1942. Puis, c’est le tour de Treblinka dans une dizaine de chambres à gaz, sept sent cinquante mille Juifs sont assassinés. L’extermination presque complète des Juifs de Pologne entraîne la fermeture des centres de mort de Belzec, Sobibor et Treblinka. Auschwitz prendra le relais de l’extermination des Juifs d’Europe. Le sort des déportés se joue en quelques secondes sur la rampe du quai d’arrivée de Birkenau : au bout du quai, les SS opèrent une sélection rapide sur l’aspect physique des arrivants ; ceux qui sont jugés aptes au travail, les hommes valides, les femmes en bonne santé. Les autres, tous les autres, les vieillards, enfants de moins de seize ans, femmes chargées de bébés, prennent le chemin des chambres à gaz. Les juifs admis à survivre sont en sursis puisqu’ils sont destinés à une mort par épuisement au travail ou par maladie. Ils sont déshabillés et passés au désinfectant avant d’être tatoués sur le bras.
En novembre 1942 un article dans le New York Time est publié et mentionne Auschwitz et de ses chambres à gaz.
Déportés raciaux ; juifs, tziganes….. Déportés politiques ; résistants, communistes, socialistes, démocrates… Viendront s’ajouter les « asociaux » volontairement placés par les SS, et dans cette jungle des camps, une hiérarchie se mettra en place : les politiques triangle rouge ; les verts pour les droits communs ; rose pour les homosexuels ; jaune pour les juifs….
Comment l’homme à ce point, a –t’il pu descendre aussi bas dans l’échelle de l’horreur ? Comment par des mots impuissants à rendre compte, seuls les images peuvent témoigner. Prolongement du regard et pédagogue de l’horreur. L’indicible, la souffrance extrême ; la lutte impitoyable pour la survie dans la jungle des camps, la liquidation sauvage des kapos.
La déportation est une épreuve qui est sûrement difficile et bien plus difficile de la faire partagée aux autres…Ceux qui sont revenue par miracle d’un voyage au cœur du mal absolu, chaudron d’inhumanité d’autant plus effrayant qu’il était le fruit de la pensée de l’homme. Ils ont exploré le gouffre sans fond ou notre civilisation a mitonné la barbarie. Enfantement monstrueux. Ceux qui sont revenus, ne veulent plus rien dire ou raconter et peine encore à se livrer. Ceux qui sont restés ne veulent plus rien entendre, ne plus rien comprendre.
Le 12 avril 1945 les généraux, Patton, Bradley et Eisenhower visitent le premier camp libéré 6 jours plus tôt : le camp d’Ohrdruf. Des cadavres jonchent le sol, l’odeur est insupportable. Patton malade vomit derrière une baraque. Eisenhower livide pense que la découverte presque accidentelle d’Ohrdruf, premier camp de concentration est un choc, une révélation. Il connaissait l’existence des camps, mais il n’avait pas imaginé l’impensable. « Il y a une différence entre connaître et voir » écrira John Berkeley (reporter américain).
Sources : Patrick Rotman « Les Survivants »
09:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Camps de concentration; la solution finale; les crimes nazis
16.06.2007
VINEXPO 2007 à Bordeaux
L’évènement mondial de reference qui reunit tous les acteurs des vins et spiritueux.
Vinexpo 2007 a ouvert ses portes
Rencontres avec les plus grandes entreprises, découverte des petits producteurs, forte valeur ajoutée pour vos affaires, échanges avec les meilleurs spécialistes pour anticiper les tendances d’avenir… A Vinexpo, sommet mondial du marché, votre présence s’impose.
§ 2400 exposants de 43 pays
§ 48 à 50 000 visiteurs de 140 pays
§ 1300 journalistes de 50 pays
LIEU
Parc des Expositions de Bordeaux
DATES
Du dimanche 17 juin au jeudi 21 juin 2007.
HEURE D’OUVERTURE
Attentions nouvelles horaires !
Du dimanche 17 juin au mercredi 20 juin de 8h30 à 18h30
jeudi 21 juin de 8h30 à 16h30.
Je me souviens qu’il y a 5 ans, entre potes nos avions organisé notre « vinexpo » à nous….Une visite, sous bonne garde des Caves de Côtes de Bourg Tauriac…..Excellent moment !!!! Les photos plus bas attestent des bonnes dispositions de certains, qui ont besoin de deux verres……Deux ans plus tard, nous avions initié une après-midi au Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux. Nous avions eu un « dégrossissage » des connaissances…Premier nez, Empyrématique, fermentation malo lactique, tanins, anthocyanes……Que de bons souvenirs !!!!! Pas le dernier pour tremper son nez !!!!! Hein ???!!!!


19:00 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Vinexpo 2007 à Bordeaux; l'amour du vin; savoir boire
14.06.2007
Les 30 sélectionnés....
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Pieters De Villiers Pilier 35 1.84m 105kg Sylvain Marconnet Pilier 30 1.83m 113kg Olivier Milloud Pilier 31 1.85m 110kg Jean Baptiste Poux Pilier 27 1.80m 105kg Sébastien Bruno Talonneur 32 1.74m 105kg Raphaël Ibanez Talonneur 34 1.79m 102kg Dimitri Szarzewski Talonneur 23 1.80m 100kg Sébastien Chabal 2ème Ligne 29 1.92m 104kg Lionel Nallet 2ème Ligne 30 1.98m 115kg Fabien Pelous 2ème Ligne 33 1.98m 108kg Jérôme Thion 2ème Ligne 30 1.99m 115kg Serge Betsen 3ème Ligne 32 1.82m 94kg Julien Bonnaire 3ème Ligne 29 1.93m 95kg Imanol Harinordoquy 3ème Ligne 27 1.92m 102kg Rémy Martin 3ème Ligne 28 1.95m 107kg Yannick Nyanga 3ème Ligne 23 1.87m 94kg Elvis Vermeulen 3ème Ligne 27 1.87m 105kg Vincent Clerc Ailier 25 1.78m 85kg Christophe Dominici Ailier 35 1.72m 82kg Cédric Heymans Ailier 29 1.80m 85kg Aurélien Rougerie Ailier 26 1.93m 93kg Clément Poitrenaud Arrière 24 1.88m 86kg Yannick Jauzion Centre 28 1.93m 95kg David Marty Centre 25 1.82m 82kg Damien Traille Centre 28 1.94m 98kg Jean Baptiste Elissalde Mêlée 30 1.72m 73kg Pierre Mignoni Mêlée 29 1.69m 68kg Lionel Beauxis Ouvreur 22 1.80m 86kg Frédéric Michalak Ouvreur 24 1.80m 84kg David Skréla Ouvreur 28 1.90m 95kg
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17:15 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Rugby; les 30 sélectionnés; Coupe du Monde Rugby 2007
12.06.2007
Vous rêvez de vacances avec vos ami(es)
Bon alors voila, les vacances d’été arrivent, le soleil, la mer, le soleil, la chaleur…..Et l’on se prend à rêver à partir en vacances avec ses copain(s), copines, ami (es) parce qu’ils sont marrants, parce qu’ils sont drôles et que l’on se verrait bien se taper des fous rires, baigner dans la complicité. Alors , sous l’ombre protectrice d’un arbre feuillu et touffu, l’on prendrait apéritifs et petits fours, partagerions des repas, barbecues, grillades, dîner. Commencerions des matinées par des petits déjeuners avec du pain frais et viennoiseries ramenés très tôt du village voisin par quelqu’un de très dévoué et de très gentil…. On se verrait bien par des siestes crapuleuses ou de douces torpeurs ou encore des fins de repas sous les halos des bougies qui tanguent et rythmées par les confidences que l’on ne peut se dire qu’après un bon repas et arrosé d’un vin frais et enivrant. La théorie….tout ce qui vient d’être écrit n’est que de la théorie car en vérité, les week-ends, les vacances et les longs moments que l’on passe entre ami(es) peut se révéler pire qu’un fiasco, la Bérézina, l’horreur absolue !!! Ces moments révèlent mieux encore et au centuple les défauts de chacun, exagèrent les caractères, mettent en exergue les qualités et les défauts des actrices et acteurs de tous les instants. Ces moments là sont surtout un bon moyen de tester les aptitudes à la vie en communauté, d’en savoir et d’en connaître un peu plus sur les gens qui sont supposés être des ami(es).
L’organisation :
Il faut bien le dire, dans un groupe il y a toujours des marrants, des tristes, des intellos, des « très limités » et puis il y a aussi les branleurs et en opposition les « organisateurs ». Des gens qui vont te pondre le PATRACDR* parfait de ton séjour, avec une minutie, une exactitude…réglé comme une horloge suisse. Le problème ; c’est que c’est tellement bien organisé, que ça fait chier tout le monde parce que l’organisation est quasi militaire. Alors, comme personne ne fait plus l’armée et que la plupart de tes potes se sont fait exemptés…. Ils trouvent que l’organisateur en fait un peu trop. Néanmoins, il ne saurait être question que les critiqueurs puissent organiser quoi que ce soit. ….ça va pas non !!!!!!!
La logistique :
La logistique c’est tout d’abord l’intendance….et quand on sait que l’intendance c’est le nerf de la guerre, on ne badine pas avec la « bectance », le matériel, la pharmacie et toutes les petites choses qui vont bien. Alors, qui va se « taper » les courses pour ce beau petit monde que voilà, qui ira s’emboucaner au SuperU du coin, avec un convoi de caddies pleins à craquer et débordants de victuailles. Se faire marcher dessus par les autres indigènes adipeux en sueurs et prêts à te « chouraver » ta place à la caisse. Le ou la préposé(e) à cette tâche ingrate, va se faire violence, à faire le bon choix, comparer les meilleurs prix, essayer d’être original à la conception des menus, varier les plaisirs et finalement essayer de faire plaisir à tout le monde. Malheureusement, une fois rentré, l’indélicat aura oublié, la canette de bière Krotenbourg, le biscuit au chocolat « untel » et surtout pas l’autre, pas assez bon, pas vraiment varié, et décidément trop cher…..
Agencement et répartition des lits :
Là encore, c’est un moment assez délicat que celui de savoir qui on met où ???, parce que certain se voit bien dormir dans le grand lit en 2 ,10m pour bien s’étaler. D’autres auront les yeux rivés sur la chambre du fond qui est bien mieux isolée que celle près des chiottes…..Alors, les grincements de dents n’en finiront pas, lorsque le matelas grince, la tête de lit tremble et les lattes couinent…..Evidemment on va bien faire attention de placer les gens par affinités, amitiés particulière, déclarée ou à se déclarer et éviter de mettre en promiscuité ceux qui peuvent pas se voir et qui risque de s’envoyer des « steaks ». Pour celles et ceux qui vont dormir près de chiottes….là c’est garanti : un très mauvais séjour car vous en arriverez à comptabiliser les pipis et cacas, connaître les odeurs intimes de chacune et chacun…Pour les ronfleurs, l’opprobre sera jetée et ce, durant tout le séjour avec à la clef un possible exil sur le lit de campagne au fond du jardin !!!
Les toilettes et l’hygiène :
Tu ne peux pas rester comme tu le fais à la maison plus de 10 minutes sur les wc. Tu ne peux pas t’équiper d’un bon bouquin et lire, les fesses étalées sur la cuvette des chiottes, car tu auras toujours quelqu’un qui viendra te déranger. De plus, l’odeur de ton doux fumet que tu répands dans les wc, peut gagner la partie vie de la maison et il te faudra bien faire attention de désodoriser les wc avant de sortir….Forcément tu ne sera plus regarder de la même façon par les autres !!!!! Pour ce qui concerne la douche, il y aura toujours quelqu’un qui frappera lorsque tu seras à peine entré dans la douche et qui râlera parce que ça tombe toujours sur toi.
L’heure du repas :
L’heure des repas est souvent source de départ d’un conflit. D’abord parce que chacune et chacun possède son rythme de vie et que les envies ne sont pas toute réglées aux mêmes heures et ensuite parce que l’heure de réveil n’est pas forcément identique à chacune et chacun. Comme tu as toujours un psycho-rigide dans le groupe et qu’en opposition tu as un cool qui se traîne les étincelles ne manquent pas de faire de beaux bouquets. En outre, les repas peuvent clairement montrés si les absents ne sont pas oubliés, si chacun aura sa ration et en fonction de ce qu’il aura payé !!! Car enfin !!! On a payé !!! merdddeeee !!!!! Il existe toujours « la perle rare » dans un groupe ; le genre de personne qui se rend disponible pour les autres, qui fait preuve de beaucoup d’abnégation et qui se trouve être la personne qui prépare à manger !!!! Il arrive qu’au cours du séjour, parce qu’elle ne soit pas suffisamment remercié, félicité, encouragé, aidé….La bonne « pomme » vous plante avec vos casseroles et que vous soyez obligé de remplacer la bonne pomme par une autre bonne pomme. Deux bonne pommes dans un même groupe c’est quand même relativement rare !!!!!! De plus, comme les goûts et les couleurs ne se discutent pas, c’est toujours trop froid, pas assez chaud, trop relevé, pas assez salé patati et patata…..Souvent aussi, l’heure des repas et particulièrement le petit déjeuner sera l’occasion pour certain de s’apercevoir que la boîte de Corn Flakes est vide, que le café est froid, que le pot de Nutella a disparu et qu’il ne reste plus de lait écrémé.
Les enfants des copains et amis :
Ils parlent vraiment trop, on entend qu’eux, ils sont impolis, ils font trop de bruit, ils écoutent aux portes, se couchent trop tard, se tiennent mal à table, ils usent toute l’eau chaude, restent trop longtemps dans les chiottes, laissent la pâte à dentifrice dans les lavabos, courent dans la maison, ont une mauvaise influence sur les tiens, se lèvent trop tôt, bouffent trop, pas assez, mal……Les tiens en revanche, sont quasiment parfaits.
Autour de la piscine :
Comme un fait exprès, tu as toujours l’imbécile heureux qui se vautre dans la piscine en faisant une « bombe » et qui profite d’éclabousser tout le monde, pendant que tu sommeilles, c’est agréable… A l’inverse tu as la pin up maniérée qui va entrer dans l’eau pas étape…de deux heures chacune en serrant ses petits poings musclés. Parce qu’une eau en dessous de trente degré, n’est pas faite pour elle, il te faudra entendre une bonne quarantaine de fois que l’eau est froide !!! L’imbécile heureux après avoir sauté et « bombasser » tout le monde, qui se prend à faire le phoque (au propre comme au figuré) maintenant !!!! Comme ça suffit pas tu as toujours les deux ou trois têtes de nœud qui vont successivement jeter dans la piscine tous ceux qui sont autour. A priori, ça n’amuse qu’eux !!!
Les activités :
Entre bouffer et dormir, il faut s’occuper !!! Donc la logique voudrait que l’on s’occupe. Après moult propositions, la ballade se transforme en trek himalayen, le trivial poursuit en séance de pugilat, la partie de pétanques en lancer du poids, le bronzage en concours de phlyctènes. De plus, dans les activités partagées, il y aura toujours un heureux et un malheureux, un qui va s’amuser et un qui va s’emmerder !!!!
Les sentiments :
Inévitablement, lorsque cohabitent avec autant de promiscuité hommes et femmes, les attirances se font aussi vite que se défont les strings les plus démunis. Le problème, réside dans le fait que la femme de Machpro est allée avec le mari de Marie-Chantal, que tout le monde le sait mais que les principaux intéressés sont les derniers au courant. Après ça, si personne n’a prit un coup de fusil, il te reste toujours le coup de poing dans la gueule pour celui qui te gonfle depuis le début du séjour. La crise de nerf de la névrosée de service et qui vient de se faire larguer par son mec. Au choix, tu peux avoir aussi, ceux qui « bavassent » sur toi et tes capacités, les chuchotements que tu perçois et qui s’arrêtent lorsque tu t’approches. Les regards en coin de certain, les jugements de certaine sur les tenues un peu légère ou courte de l’autre allumeuse. En outre, quand deux couples se côtoient, tu as toujours le compagnon ou la compagne de l’un, qui ne peut pas sentir celle ou celui tu es censé être ami(e)…Classique !!!
Voilà, après tout ça, tu peux rentrer chez toi. Tu viens de passer toute tes épreuves, tu viens de réaliser ton « Koh Lanta » et si tes copains et ami (es) ont survécu à toutes ces turpitudes, il y a fort à parier qu’ils demeureront encore longtemps tes amis…..Mais c’est pas gagné !!!! Quant à moi, j’ai trouvé la solution, je ne pars jamais en vacances.
*PATRACDR : C’est une liste exhaustive de tout ce que tu as besoin, en forme de main courante que tu utilises quand tu pars en mission. Personnel ; Armement ; Tenue ; Radio ; Alimentation ; Commandement ; Déroulement ; Rendez-vous.
TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNES AYANT RÉELLEMENT EXISTÉ NE SERAIT PAS PUREMENT FORTUITE….Bla Bla Bla…..
18:15 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : les vacances entre ami(es); le cauchemar des vacances avec les a
11.06.2007
Servir en Bosnie
J’ai eu l’occasion de servir en Bosnie…..Plutôt que de raconter comment ça se passait, comment on vivait, je préfère vous présenter ça en version humoristique. J’ai pas toujours rigolé, là-bas….Mais je garde un attachement certain pour la Bosnie tant à Sarajevo au plus fort des évènements en 93 que partout sur le territoire en 95-96. Chère Madame,
Votre fils, mari, fiancé, compagnon termine un séjour de 6 mois au sein de la Brigade Multinationale en Ex-Yougoslavie. Durant son séjour, il a pu être amené à vivre un certain nombre d’expériences qui peuvent avoir un impact sur son caractère et son comportement. Toutefois, ceci ne doit pas vous inquiéter et il est plus que probable, qu’après une courte période de réadaptation, vous retrouviez l’homme que vous connaissez avant et tel que vous l’aviez laisser lors de son départ. Néanmoins, pour vous aider à vous adapter à cette situation et favoriser un retour rapide à la normalité, nous avons établi la liste des actions sur lesquelles vous pouvez agir et sur lesquelles il conviendra d’accomplir.
AVANT SON ARRIVEE : Pour qu’il se sente à l’aise et pas dépaysé
a) Recouvrez les allées de votre jardin d’une bonne couche de boue.
b) Montez dans toutes les pièces de la maison une tente Modèle 56.
c) Dans la tente de la chambre, mettez un lit picot qui grince bien, avec une couverture trop courte et qui est rêche, une table de campagne instable et une chaise pliante qui n’a de pliante que le nom. Enfin, n’oubliez pas de déposer quelques bougies sur un carton mal découpé et placé au pied du lit.
d) Inonder votre maison puis placez des palettes ou caillebotis
e) Passez par une animalerie et achetez pour les placer dans la maison quelques rats, souris , cafards et blattes.
f) Peignez les plaques d’immatriculation de votre véhicule en noir, puis inscrivez sur le capot de numéro UN de la voiture, pour parfaire l’illusion accrochez à l’antenne un drapeau aux couleurs des Nations-Unies.
g) Effectuez une demande de brouillage systématique de votre ligne téléphonique auprès de France Télécom afin qu’il ne soit pas surpris de la bonne qualité de transmission et de réception, trop habitué qu’il était de ne jamais obtenir son correspondant ou de ne pouvoir se faire comprendre.
h) Cassez toutes vos vitres et joutez sur les parties à l’air du plastique translucide.
i) Coupez le chauffage et offrez lui un petit chauffage au kérosène, de couleur rouge de préférence, il saura comment l’allumer et sans qu’il fume.
j) Diminuez l’éclairage et entretenez une ambiance plutôt sombre.
k) Recouvrez vos meubles d’une bonne couche de poussière.
l) Conservez l’eau de vaisselle déjà utilisée dans un grand jerrycan et 15 jours avant son entrée.
m) Percez les murs de tous les côtés pour donner l’illusion d’impacts de balles, creusez les plâtres et arrachez quelques lattes du plafond.
n) Demandez à votre bureau de poste de ré adresser votre courrier dans une autre ville et d’éviter à tout prix que vos lettres vous parviennent avant un délai de trois semaines. N’autorisez qu’une distribution de courrier par semaine et à chaque fois à un jour différent.
APRES SON ARRIVEE :
a) Coupez le courant à intervalles réguliers à toutes heures du jour et de la nuit et particulièrement aux heures de repas.
b) Ajoutez du méthane sulfonate de dihydro-ergotamine dans l’eau. Diminuez lentement les dosages afin que la peau puisse retrouver sa texture normale.
c) Installez dans la salle de bain un ventilateur à froid dirigé vers la douche et mettez le bouton sur la plus grande vitesse.d) Lorsqu’il prend sa douche, attendez qu’il ait de la mousse dans les yeux et coupez l’eau. Après un certain temps, lorsque les râles se font moins véhéments, rouvrez juste avec un mince filet d’eau froide glacée.
e) Pour son café, trouvez la plus mauvaise qualité de café et servez lui dans un gobelet en plastique ou cartonnée. Prévoyez toutefois du thé…..quelques mois passés avec des Anglo-Saxons laissent quelques traces.
f) Demandez à tout votre quartier de venir faire leur besoins dans vos wc sans tirer la chasse d’eau, et en les bouchant de préférence ainsi les senteurs lui rappelleront celles de Mostar.
g) Achetez quelques pétards et demandez aux enfants du quartier de venir les faire péter sous vos fenêtres à toutes heures.
h) N’autorisez aucun journal chez vous pendant au moins une semaine, puis donnez-lui tout les journaux de la semaine en même temps.
AUX REPAS :
a) Tous les repas sont servis sous la tente et en plateau inox, ou à défaut dans des assiettes en plastique et des couverts de si mauvaise qualité qu’ils puissent se casser au moindre effort.
b) Servez-lui des ragoûts ou du pané, pour qu’il puisse deviner la viande mystère du jour.
c) Faites lui souvent des frites, à peine décongelées et à très petites doses….ça pourrait l’affoler !!
d) Systématiquement servez froid, toute nourriture supérieure à la température de la crème glacée pourrait le brûler !!
e) Ne soyez pas surprise qu’il jette son assiette et ses couverts après le repas.
f ) A la fin du repas. Versez dans l’évier l’eau précieusement conservée dans le jerrycan pour qu’il puisse laver son plateau.
g) Important : jamais de pain frais !! Assurez vous qu’il ait passé un jour minimum à la lumière du jour et qu’il soit suffisamment rassis.
L’ALCOOL :
a) Il lui est interdit de se servir à boire tout seul. Veillez à ce qu’il ne sorte pas de la cuisine pour boire sa bière et s’il insiste, confisquez-lui !!!!
b) Dites au patron du bistrot du coin ou il se rend d’habitude, de s’équiper d’une calculette pour convertir les marks en francs puis en euros.
A L’EXTERIEUR :
1) Lorsque vous sortez tous les deux en voiture et qu’il vous demande si le compte-rendu de sortie est passée à la salle des opérations, rempli la feuille de mission, vérifié la liaison radio, et que le véhicule blindé a été commandé pour l’accompagnement, dites simplement que vous vous en êtes occupée.
2) Ne vous formalisez pas :
a) s’il disparaît juste avant de partir pour cherchez son casque lourd, son gilet pare-éclats et son armement…
b) Quand des enfants s’approchent de votre véhicule, il crie : -« Dégagez de ma voiture les Bosniouls, il n’y a plus de bonbons !!!
c) Si au péage d’autoroute il se tourne vers vous et demande : -« Si tout les papiers de clearance ont été dressés pour traverser le check-point » et s’il vous demande de tirer à la moindre mise en joue de la part des Bosniouls.
d) S’il freine subitement sur la route et demande à votre autoradio de faire venir une équipe de déminage.
e) S’il téléphone toutes les 5 minutes au poste de police pour leurs demander le niveau d’alerte et les incidents entre les différents belligérants.



Bernard Laporte le sélectionneur de l’équipe de France de rugby a tranché. Avec son staff, il a annoncé la liste des 30 joueurs français appelés à disputer la prochaine Coupe du Monde de Rugby en France et en septembre prochain. Je ne commente pas cette liste, mais je regrette de ne pas y voir figurer Olivier Magne et Dimitri Yachvili. Le sélectionneur a pensé disposer des 30 meilleurs joueurs les plus en forme et c’est bien là, l’essentiel. Je suis en revanche très content pour le plus jeune Lionel Beauxis de le voir arriver à l’ouverture aux côtés de Frédéric Michalak et de David Skréla. Il n’y en a qu’un que je n’aime pas, c’est Rémy Martin qui est un imprévisible.
Je souhaite donc, aux joueurs beaucoup de chance mais plus encore de vivre intensément les moments qui vont vivre. D’abord parce qu’ils vont revêtir le maillot de l’équipe de France frappé du coq français (seul oiseau à chanter les deux pieds dans la merde !!!!) mais parce que le Coupe du Monde de rugby est un évènement surdimensionné et qui va se dérouler en France !!!! En tout cas, c’est largement suffisant pour avoir envie de mouiller le maillot….Et pour être tout à fait honnête ; je les envies et les jalouse déjà…..